
Le Dévoluy est une petite vallée froide et stérile, séparée du Champsaur proprement dit par de hautes montagnes, et dont l’issue naturelle, suivant la pente des eaux, est près de Corps (Isère). Le nom de Dévoluy (Devolodium, Devologium) est fort ancien; on le trouve dès le XIe siècle. Sa signification est inconnue. On trouvera à l’article de Saint-Disdier tout ce qui est relatif aux seigneurs majeurs du Dévoluy.
Dès 1939 au moins la paroisse
d’Agnéres existait sous le vocable de Notre-Dame-de-Gràce ,
transformé plus tard en celui de Notre-Dame-de-Nazareth. En 1516 il
y avait dans cette église des chapelles de Saint-Pierre et Saint-Paul
et de Sainte-Catherine ; cette dernière n’existait plus en 1616. Avant
1708 on avait fondé au hameau de Malemort une chapelle de Saint-Jacques.
- Il y avait autrefois à Agnères un petit prieuré
dépendant de Notre-Dame du Puy-en-Velay; il était uni à
la cure au XVIe siècle. Le chapitre du Puy était collateur
de la cure et percevait, avec le prieur-curé, les dîmes de cette
paroisse. Elle dépendait de l’archiprêtré du Champsaur.
Avant 1765 Agnères était
de la juridiction du vibaillage de Gap ; en 1765 toutes les paroisses du
Dévoluy, sauf celles de Saint-Étienne et de la Cluse, ayant
été érigées en marquisat sous le nom de Saint-Disdier,
ce seigneur eut une juridiction particulière qu’il exerca à
Grenoble, avec appel au vibailli de cette ville. Agnères faisait partie
de l’élection et de la subdélégation de Gap.
Agnères appartenait aux seigneurs majeurs du Dévoluy, dont on trouvera la nomenclature à l’article de Saint-Disdier. Il y avait, en outre, dans cette communauté, une maison forte nommée Malemort, et dont voici les possesseurs :
- Elle tomba peu après dans la seigneurie
majeure.