TABLEAU HISTORIQUE DES HAUTES-ALPES


BARRET-LE-BAS (renommée Barret-sur-Méouge le 01/02/2001)

État ecclésial:

Les paroisses de Barret-le-Bas et de Barret-le-Haut étaient séparées l'une de l'autre au XIVe siècle; elles n'en formaient qu'une seule, en 1516, sous le vocable de Saint-Laurent; elles étaient de nouveau divisées en 1573.
A la fin du XIe siècle, il y avait à Barret trois églises ou chapelles sous le titre de Saint-Laurent, Saint-Jean et Sainte-Marie. Une bulle d'Alexandre III, du 5 juin 1178, cite, en outre, une église de Saint-Michel. Cette dernière devint la paroisse particulière de Barret-le-Bas, dont le vocable a toujours été saint Michel. En 1708, il existait dans cette paroisse deux chapelles sous le titre de Sainte-Croix et de Sauveterre.
Vers 1080, l'évêque de Gap et son chapitre donnèrent à l'abbaye de Saint-André-lès-Avignon, de l'ordre de Cluny, les églises de Saint-Laurent, Sainte-Marie et Saint-Jean de Barret; cet acte fut approuvé par une bulle de Gélase II du 20 décembre 1118; en 1178, Alexandre III ajouta à ces églises celle de Saint-Michel. Les moines de Saint-André fondèrent aussitôt à Barret un prieuré sous le titre de Saint-Michel; il leur appartenait encore en 1789. Ils étaient collateurs de la cure et décimateurs d'une partie de cette paroisse, qui dépendait de l'archiprètré du Rosanais.

Ordres Hospitalier:

Le commandeur de Saint Pierre-Avez, de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, était décimateur d'une partie de Barret-le-Bas; il y percevait, en 1667, une émine de blé par maison et la taxe d'un huitain.

Administration et Justice :

Le seigneur majeur de la Val de Barret avait, au moyen âge, un baile ou juge particulier pour cette terre, mais à partir du XVIIe siècle il n'y eut plus qu'une unique juridiction seigneuriale pour Ribiers et la Val de Barret. Elle s'exerçait à Gap avec appel au vibailli de cette ville. Barret faisait partie de l'élection et de la subdélégation de Gap.

État féodal:

Les seigneurs majeurs de la Val de Barret étaient seigneurs particuliers de Barret-le-Bas En 1293, Raymond de Mévouillon vendit cette terre à Isoard Rigaud qui la lui rétrocéda peu après.
-En 1618, Louis de Grolée-Mévouillon vendit Barret-le-Bas à Gaspard de Perrinet, qui était son créancier pour près de 35,000 livres.
-Déjà, le 20 octobre 1614, Barret et Pomet avaient été vendus 10,200 livres, par autorité de justice, à la requête de Gaspard de Perrinet Daniel Autard de Bragard s'en était rendu acquéreur, mais il y eut surenchère, revente amiable et dernière analyse, retour à l'ancien propriétaire après paiement de sa dette

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BARRET-LE-HAUT.(Rattachée à Barret-le-Bas le 1 mai 1944)

État ecclésial

En 1178, il existait à Barret-le-Haut une église de Saint Jacques, mais peut-être n'était-elle pas paroissiale, et Barret-le-Haut et Barret-le-Bas ne formaient-ils, à cette époque, qu'une seule paroisse sous le vocable de saint Laurent. Au XIVesiècle, Barret-le-Haut existait comme paroisse particulière sous le vocable de saint Biaise. Supprimée avant 1516, elle fut rétablie avant 1573. Le 5 juin 1178, Alexandre III donna ou confirma à l'abbaye de Saint-André-lès-Avignon l'église de Saint-Jacques de Barret-le-Haut. Cette abbaye avait la collation de la cure et percevait les dîmes de cette paroisse. Barret-le-Haut faisait partie de l'archiprêtré du Rosanais

Administration et Justice :

Il est à présumer qu'au moyen âge Barret-le-Haut et Barret-le-Bas ne formaient qu'une seule communauté, mais la date où elles furent séparées ne m'est pas connue. Pour le reste, voyez l'article de Barret-le-Bas.

État féodal :

Comme à Barret-le-Bas

Armoiries :

Des sceaux de 1691 et 1692 donnent à cette communauté les armoiries suivantes: burelé de six pièce, au chef parti, chargé de quatre bésants deux et deux. Ces bésants sont placés d'après un sceau sur le canton dextre, d'après l'autre sur le canton senestre du chef.

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