
Ce mandement composé, au XVIe siècle, de quatre communautés, n’aurait formé,
si l’on en croit la tradition, qu’une seule paroisse et une seule communauté
jusqu’en 1330. Cela est fort douteux, du moins quant aux paroisses : il
y avait déjà des églises à Guillestre, Ceillac
et Risoul en 1118 et
les églises de Notre-Dame et de Saint-Marcellin de Vars existaient
en 1321.
;La paroisse de Ceillac existait déjà en 1118, le pape Gélase II en confirma le 20 décembre cette année les dîmes au monastère de Saint-André d’Avignon, de l’ordre de Cluny. Les fonctions curiales se faisaient, au XVIe siècle, dans deux églises, celles de Sainte-Cécile de, la Clapière et de Saint-Sébastien de Ceillac, cette dernière de création plus récente que l’autre. La cure était à la collation de l’archevêque d’Embrun; les dîmes étaient partagées entre l’abbaye de Saint-André d’Avignon et le chapitre d’Embrun. Il n’y avait aucune chapelle payant les décimes dans cette paroisse, mais deux chapelles de Sainte-Anne, et de Saint-Claude, sans revenus, paraissent de fondation ancienne.
Voir plus loin à Guillestre.
Même remarque.
1524, 3 juin, les mines de Ceillac sont albergées par le Dauphin
1737, un incendie dévore Ceillac.
FOURNIER (Marcellin), né vers 1590, mort à
Bourg vers 1660; jésuite, professeur au collège d’Embrun
(1628.), auteur d’une histoire manuscrite des
Alpes maritimes et cottiennes. Malgré d’innombrables erreurs
et des lacunes considérables, elle mériterait d’être
publiée. Un historien de valeur, M. Fabre, dans ses Recherches sur
les pèlerinages des rois de France à Notre-Dame d’Embrun,
a voulu contester le nom et le lieu de naissance de Fournier; il le nomme
Fornier et le fait naître à Tournon. Fournier et Fornier sont
absolument la même chose au XVIIe siècle, l’orthographe des
noms propres n’étant pas encore absolument fixée à
cette époque. Fournier est dit Tournonois dans une note relativement
récente inscrite sur le manuscrit original de son histoire, conservé
dans la bibliothèque de Lyon ; mais une tradition constante, le nom
de Fournier très répandu à Ceillac, le prénom
de Marcellin, qui est celui du patron du diocèse d’Embrun, enfin
le fait même d’avoir écrit l’histoire de ce diocèse,
sont des preuves de son origine embrunaise, et confirment à cet égard
les affirmations de Guy-Allard et du curé, Albert.
NOTA BENE: