TABLEAU HISTORIQUE DES HAUTES-ALPES


MANDEMENT DE MONTORCIER

- Ce mandement, fort important, tirait son nom d’un château delphinal, dont il ne subsiste plus aujourd’hui que des ruines nommées, je ne sais pourquoi, la Tour de Frustelle. Deux fermes situées au pied de la colline où se dressent ces ruines, portent encore le nom de Montorcier.
- Par une charte du 3 décembre 1288, Guillaume Blanc, seigneur de M 5b4 ontorcier, avait affranchi ses vassaux et leur avait donné la faculté de tester, de vendre, d’échanger et de donner leur bien.
- En 1324 les vassaux de Montorcier avait la liberté de changer de maître, et les seigneurs de ce mandement devaient deux hommes d’armes pour ses chevauchées
- Humbert II, par un acte de 1342, avait donné aux religieuses de Montfleury, près de Grenoble, 267 livres 7 sols 3 deniers de rente à percevoir sur l’ensemble du mandement de Montorcier.
- Au mois de mars 1481, Louis XI donna aux moines de l’abbaye de Saint-Claude 4,000 livres de rente, dont 1,035 devaient se prendre sur les revenus delphinaux du même mandement.
- Ce mandement comprenait six paroisses.


CHABOTTES

État ecclésial :

Cette paroisse existait au XIe siècle, sous le vocable de l’Assomption; à la fin du Xe ou au commencement du XIe, un pieux seigneur du Champsaur, nommé Nantelme, donna à l’ordre de Cluny certains droits qu’il possédait sur cette église. Ils furent  unis à l’abbaye de Saint-Chaffre. En 1152 les moines italiens de Bréma 48a , prétendus successeurs de ceux de la Novalaise, réclamèrent à ce titre et se firent adjuger par le Pape l’église de Chabottes (Sanctæ Mariæ), mais cet acte n’eut aucun résultat. L’abbaye de Saint-Chaffre fonda à Chabottes un prieuré qui possédait, en 1380, 100 florins de revenu et percevait, par donation du Dauphin (1261), le tiers des amendes pour délits ruraux dans la communauté. Ce prieuré fut démoli et ruiné pendant les guerres de religion.
Il n’y avait dans cette église aucune chapelle payant les décimes. Le prieur était collateur de la cure et de l’archiprêtré du Champsaur. A la fin du XVIIIe siècle on érigea au hameau de la Plaine une église succursale avec un curé qui y disait les offices et administrait les sacrements.

Ordres Hospitaliers:

En 1386 le commandeu 12a r de Saint-Jean de Jérusalem de Gap possédait quelques revenus à Chabottes.

Administration et Justice:

Chabottes dép 512 endait de l’élection de Grenoble, de la subdélégation de Gap, du vibailliage du Champsaur.

État féodal:

La seigneurie de Chabottes se partageait entre le Dauphin et le seigneur de Montorcier
- Le 22 juin 1339, le dauphin Humbert II donna à Étienne de Roux, son écuyer, les moulins de Chabottes, qui produisaient un revenu assez important, et les unit à un fief qu’il avait créé pour ce gentilhomme, sous le nom de Prégentil (Voyez à Montorcier).

Histoire:

1369, une troupe de routiers provençaux pille le territoire de cette paroisse.
1692, septembre, Chabottes est brûlé par les coureurs de l’armée du duc de Savoie.

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