
- Cette communauté formait deux paroisses, Montjay et Vaucluse.
- En 1751 le curé de Montjay prenait le titre de prieur-curé et devait entretenir le secondaire de Vaucluse, ce qui démontre qu'à cette époque il n'y avait plus de cure dans ce village, mais un simple vicaire. Le prieur de Saint-André de Rosans, le prieur-curé de Montjay et l'ordre de Saint- Jean de Jérusalem se partageaient les dîmes de Montjay qui faisait partie de l'archiprêtré du Rosanais.
- L'ordre de Saint- Jean de Jérusalem possédait quelques terres à Montjay; le 27 juillet 1560 le commandeur de Gap en fit hommage au Dauphin; elles avaient été aliénées au XVIIe siècle.
- Comme à Chanousse.
- La famille de Mévouillon posséda jusqu'en 1317 le haut domaine de Montjay; le Dauphin l'ayant acquis cette année-là, le céda, le 3 décembre 1322, à Aymar de Poitiers, comte de Valentinois, mais il ne tarda pas d'en reprendre possession.
Cette part, évaluée à la moitié de la seigneurie, revint, vers cette époque, entre les mains du Dauphin.
A partir de cette époque la succession des seigneurs est la même à Montjay qu'à Chanousse, avec cette différence qu'en 1661 Antoine-René d'Agoult vendit cette terre à Étienne Cruel, avec faculté de rachat dont il ne tarda pas à user.
Un petit fief nommé l'Hommage existait dans le territoire de Montjay François Marin et Telmon Lieutard en étaient seigneurs en 1392; il se confondit bientôt avec la seigneurie principale.
Vaucluse formait également un fief particulier Charles d'Anjou, comte de Provence, le donna, le 30 avril à l'abbaye de l'Ile-Barbe.
Cette abbaye l'aliéna au commencement du XIVe siècle et la famille de Morges en fit l'acquisition. Il fut confisqué par le Dauphin en 1392 sur Guillaume de Morges, pour crime de félonie, et donné à Guillaume de Mévouillon; il se confondit alors avec la seigneurie principale; sa valeur était de 60 livres tournois au XIVe siècle. En 1270, Mathelin de Pommerol avait prêté hommage pour une partie du fief de Vaucluse. En 1734, le seigneur de Ribeyret en possédait une part.
En 1737 Thomas d'Agoult, seigneur de Montjay, fut victime d'un assassinat commis dans des circonstances horribles et qui donna lieu à un émouvant procès criminel.