
TABLEAU HISTORIQUE DES HAUTES-ALPES
MANDEMENT DE POËT
LE POËT
État ecclésial:
- La paroisse du Poët est comme depuis le XIIe siècle et elle est sous le vocable de saint Pierre. En 1708 il y avait dans cette église des chapelles de Notre-Dame, Sainte-Anne et une chapelle dans le château, dont j'ignore le titre. En 1612 on créa un secondaire pour aider au service religieux à cause de l'étendue de cette paroisse. Une confrérie de Saint-Esprit, avec d'assez riches revenus , existait au Poët et payait les décimes en 1516. La dîme était perçue par le curé et le prieur de Saint-Jacques d'Upaix, dépendant de la prévôté de Chardavon, près Sisteron. Le Poët faisait partie de l'archiprêtré du Gapençais.
Administration et Justice:
- Le 9 octobre 1264 Galburge de Mévouillon, fille de Bertrand, vendit au Dauphin la mouvance et juridiction qu'elle possédait au Poët. Cette communauté faisait partie de l'élection, de la subdélégation et du vibaillage de Gap.
État féodal:
- Les seigneurs du Poët furent d'abord de la famille de Mévouillon :
Raymbaud de Mévouillon, 1120
Rambaud-Cotta, 1150
Guillaume, 1177
Raymond, 1190
Bertrand, 1247-1263
Galburge, sa fille, qui vend son fief à Phi1ippe de Laveno, en 1264 lequel le revend au Dauphin en 1291.
Ce prince en engagea le haut domaine à Bienvenu de Campeis, 1297-1300
Pierre Séley l'acheta à son tour, le 13 août 1317
Pierre Painchaud épouse la fille de Séleus Séley, 1328; il cède sa seigneurie au Dauphin le 3 septembre 1336
Bienvenu de Campeis la rachète en 1336
Pierre Painchaud la rachète pour 2,500 florins en 1338 pour terminer un procès qui durait depuis 1335 avec les seigneurs inférieurs du Poët et le Dauphin
Le Dauphin la reprend et la donne au prince d'Orange le 17 juin 1339, qui la conserve jusqu'en 1379; elle fit alors retour au domaine delphinal.
La seigneurie inférieure fut acquise avec la majeure du Dauphin par Pierre Séley, le 13 août 1317
Étienne et Jean, ses fils, Pierre et Séleus, ses neveux 1330 : Séleus consent a vendre son fief au Dauphin pour, 3,717 florins le 29 avril 1339; ces conventions sont annulées le 16 janvier 1341
Jean et Reynaude, enfants de Séleus, 1344
Guillemette, veuve de Séleus, épouse de Guillaume de Rame, 1315
Reynaude, fille de Séleus, épouse de Jacques de Rame, fils de Guillaume, 1316.
Tous meurent sans postérité; Guillaume et Jean, neveux de Guillaume, en héritent, 1349-1382
Jordan, 1400
Jean, Pierre et Claude, 1419-1430
François et Claude, 1430-1463
Pierre, fils de François, 1463-1487
Soffrey et Pierre, 1500-1557
Gaspard et Balthazard, fils de Soffrev, 1557
Pierre, fils de Gaspard, cède le Poët à Claude de Périssol pour représenter 4,500 écus d'or qu'il lui devait, le 8 avril 1583
Lucrèce de Rame, fille de Balthazard, et Jean de Barras, son mari, vendent leur part à Florent de Renard pour 102,000 livres, le 20 janvier 1611
Ils usent du droit de rachat en 1615 et revendent à Mathieu de Rame le 12 mai 1621
Hélène, sa fille, vend pour 91,000 livres a Jacques Amat le 21 janvier 1640-1660
Claude Noël Amat,1660-1680
Balthazard, qui vend à Camille d'Hostun, duc de Tallard, pour 290,000 livres le 11 novembre 1719
Marie-Joseph d'Hostun, 1720
Louis-Charles, 1740-1755
Antoine de Gautier achète, 1755-1775
Joseph Henri, son fils, 1775-1789. Le Poët était de temps immémorial qualifié de baronnie; au commencement du XVIIIe siècle Balthazard Amat se qualifiait, par usurpation, de marquis du Poët.
Industrie et Commerce:
Un péage important était établi au Poët dès le XIIIe siècle.
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