
Ca mandement n'en faisait qu'un seul, au commencement du moyen âge, avec celui de la Rochette; la division de ces deux seigneuries date du 14 novembre 1303.
- En 739, Abbon donna, par son testament, Romette à l'abbaye de la Novalaise. Vers 940, Guigues, comte d'Alban, donna Romette à l'ordre de Cluny; en 1027, cette donation fut confirmée. Cluny y fonda un prieuré sous le titre de Saint-Pierre. D'abord uni à l'abbaye de Saint-Victor, de Marseille, au XIIe siècle, il fut donné à l'abbaye de Bréma, diocèse de Parie, comme une ancienne possession de la Novalaise; Urbain V, par une bulle du 1er mai 1356, la rendit de nouveau à Saint-Victor; malgré la promesse d'obéir à cette bulle faite dans un chapitre solennel, le 7 juillet 1367 par le prieur de Ramette et ceux de Veras, de Chabestan et de Saint-Bonnet, qui lui étaient soumis, la décision du pape ne reçut complète exécution que quatre-vingts ans plus tard, le 13 mai 1447. En 1317, il y avait quinze religieux à Ramette. Le 2 août 1289, Nicolas IV accorda à ce monastère une indulgence d'un an et quarante jours pour les fidèles qui fréquenteraient son église aux jours des fêtes de la Vierge et de saint Pierre, huit jours après, et à l'anniversaire de sa dédicace. En 1250, le 5 octobre, le prieuré était sous la sauvegarde du Dauphin; en 1321, le prieur fut obligé de reconnaître la suzeraineté le ce prince; en 1380, le prieuré avait un revenu de 300 florins d'or, il percevait la dîme de beaucoup de paroisses du Gapençais, et avait sous sa direction plusieurs prieurés inférieurs et plusieurs maisons hospitalières telles que celles du Mont-Genèvre et du Saint-Sépulcre de la Beaumette.
La paroisse de Romette était sous le vocable de saint Pierre comme le prieuré, le curé était à la collation du prieur, principal décimateur de cette paroisse. Jusqu'en 1516, elle avait fait partie de l'archiprêtré du Champsaur et fut uni à celui de Gap avant 1576.
Le prieur de Romette en était également seigneur. Le Dauphin avait quelques droits seigneuriaux qu'il vendit à Honoré de Bonne avec ceux de la Rochette et de Montorcier pour 300 écus d'or, le 28 octobre 1521.
739, Abbon donne par son testament Romette à l'abbaye de la Novalaise
Vers 940, Guigues, comte d'Albon, le donne à l'ordre de Cluny
1235, 26 juin, Guigues-André, dauphin, y séjourne
1245, 15 novembre, Guignes VII y passe
1250, octobre, le Dauphin prend le prieuré sous sa sauvegarde
1282, 26 octobre, Humbert Ier, dauphin, séjourne à Romette
1320, Guignes de Morges, accompagné de six châtelains, un vice-bailli, trois chevaliers et d'une troupe armée, s'empare de Romette, l'incendie et maltraite les moines, pour les punir d'avoir refusé de reconnaître la suzeraineté du Dauphin. Il est excommunié avec ses compagnons; une transaction du 9 juillet 1321 pacifia ce différend
1326, le 13 février; 1329, le 23 février et le 3 juin, Guignes VIII, dauphin, séjourne à Romette
1339, 1er mars, Humbert II est à Romette
1547, 25 janvier, les gens d'armes conduits en Italie par Pedro Navarro, irrités de se voir refuser les portes de Remette, y entrent de force et y mettent le feu qui dévore 23 maisons
1563, 11 mars, le capitaine protestant Antoine Rambaud de Furmeyer s'empare de Romette et fait pendre la garnison ainsi que son chef, le capitaine Mongin. La garnison de Gap va au secoure de celle de Romette, elle est battue sur les bords du torrent du Buzon
1572, avant le 10 septembre, Romette est brûlé par les protestants
1574, 7 juin, une troupe de Gapençais est massacrée par Lesdiguières et quelques cavaliers qui l'accompagnent, sur le bord du torrent du Buzon.