TABLEAU HISTORIQUE DES HAUTES-ALPES

MANDEMENT DE SAINT-ANDRÉ DE ROSANS


SAINT-ANDRÉ DE ROSANS

État ecclésial :

Le 19 avril 988 un prêtre nommé Richaud fonda un prieuré à Saint-André de Rosans et le donna à l'ordre de Cluny. Cette libéralité comprenait non seulement l'église de Saint-André, mais des possessions assez considérables dans la paroisse et les paroisses environnantes. Les religieux de Cluny ne tardèrent pas à construire un monastère qui jouit d'une assez grande prospérité pendant tout le moyen âge. En 1206 six moines y habitaient. Il fut en partie détruit pendant les guerres de religion et depuis ne s'est pas relevé de ses ruines.

  • Pons, 1029
    Ripert, XIe siècle
    Bernard, 1171
    Guillaume, vers 1280
    Jean de l'Escale, 1343
    Dalmas de Cornillon, 1369
    Jean Lautier, 1881
    Jean de Thorigny, 1443-1474
    Guillaume Robertet, 1502
    Claude de Bourges, 1558
    François de Bourges, 1559-1566
    Michel d'Alguebelle, 1588
    Charles d'Aiguebelle, 1590-1595
    Antoine Rosset, 1601-1645
    Henri de Fortia de Montréal, 1661
    Jean-Louis de Fortia de Montréal, 1685
    Pierre de Marc, 1693-1700
    Biaise de la Rochette, 1702
    Mélande Disdier, 1725
    L'abbé de Bourgel, 1735
    Étienne-Ignace Amat, 1766-1789.
  • Dans L'acte de fondation de 988 il est question d'une église de Saint-Arey existant dans les environs; peut-être était-elle alors paroissiale et le vocable fut-il changé plus tard en celui de saint Laurent, qui était celui de la paroisse au XVIIIe siècle. Une chapelle de Saint-Martin existait anciennement au hameau des Inières. Le clergé se composait d'un curé et d'un vicaire créé en 1787 pour les Inières. Le prieur était collateur de la cure et décimateur de la paroisse qui dépendait de l'archiprêtré du Rosanais.

    Administration et Justice :- Saint-André faisait partie de l'élection de Gap et de la subdélégation du Buis; le prieur y possédait une juridiction seigneuriale particulière qui s'exerçait au XVIIe siècle, à Serres, avec appel au vibailliage de Gap.

    État féodal :

    La terre de Saint-André de Rosans appartenait à plusieurs coseigneurs dont le plus important était le prieur. Une autre part de la seigneurie dépendait du château-fort de la Beaume-Rison, située au pied de la montagne de Rison. Le haut domaine appartenait, par égale part, aux barons de Mévouillon et de Montauban, qui le cédèrent, en 1307 et 1317, au Dauphin. Jordan de Rosans fit hommage de la moitié de ce château à Raymond de Mévouillon le 25 juin 1282; Guillaume Auger fit le même hommage au Dauphin le 1er octobre 1326. Le château tomba en ruines au XVe siècle et perdit toute son importance. Jean de Tholon de Sainte-Jalle l'acquit en 1483 et le revendit en 1492 à Raymond Silvion qui le céda en 1502 à Barthélemy Achard

  • Antoine, son fils, 1532-1545
    Antoine et Claude, 1562
    Louis, fils d'Antoine, 1580
    Pierre, 1584-1600
    Horace, 1644-1654
    Jean-Baptiste, 1654-1713
    Jean-Jacques-Philippe, 1713
    Élisabeth, femme d'Aymar de Massent, 1725-1730
    François-Ignace de Manent de Montant, 1736-1789
  • La famille de Manent possédait une part de seigneurie à Saint-André dés 1614.

    Histoire :

    1369, les châteaux de Saint André et du Châtelet, appartenant au prieur, sont ruinés par l' armée des Provençaux; le Dauphin s'en saisit et les fait reconstruire aux frais des habitants
    1574, octobre, Montbrun, chef des protestants dauphinois s'empare de Saint André de Rosans et détruit le prieuré.

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