TABLEAU HISTORIQUE DES HAUTES-ALPES


SAINTE-COLOMBE

État écclésial:

La paroisse de Sainte-Colombe, placée sous le vocable de la sainte dont le village porte le nom, existait au XIVe siècle. Le prieur de Saint-Cyrice était décimateur de son territoire et ses droits passèrent en 1312 à l'ordre de Saint-Antoine et à la fin du XVe siècle au prieur de Lagrand. En 1708, la cure de Sainte-Colombe fut momentanément supprimée et le curé de Saint-Cyrice y fit les fonctions curiales; cette union due à des circonstances qui me sont inconnues, fut, sans doute, de courte durée. En 1708, il y avait dans cette église une chapelle de Sainte-Colombe. Le prieur de Lagrand était collateur de la cure et décimateur de la paroisse qui faisait partie de l'archiprêtré du Rosanais.

Ordres hospitaliers:

Les Templiers avaient, en 1308, un domaine à Sainte-Colombe; il dépendait de la commanderie de la Chaup (Drôme). Cette propriété ne passa pas aux Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

Administration et Justice:

Comme à Saint-Cyrice.

État féodal:

Les mêmes seigneurs possédèrent Sainte-Colombe et Saint-Cyrice. Seulement, Robert-David Achard vendit, le 23 novembre 1397, à Balthazard Abel, capitaine protestant d'Orpierre, le petit arrière-fief du Chevalet, moyennant 180 écus. Cette famille, qui fut anoblie l'année même de cette acquisition, la conserva jusqu'en 1789. Balthazard Abel était seigneur de Chevalet en 1672-1720 et Louis en 1734.

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