
Le mandement du Sauze est un démembrement de celui de Pontis. Cette seigneurie ayant été donné, en 1155, par le comte de Forcalquier à l'archevêque d'Embrun, ne tarda pas à séparer ses intérêt de ceux du mandement de Pontis; en 1287 elle forma un mandement particulier. Ce fut en 1447 seulement que le Sauze fut annexé au Dauphiné
Jusqu'au XVIIe siècle, le Sauze
fit partie de la paroisse de Pontis ; alors on érigea en paroisse
une chapelle qui y existait depuis longtemps sous le vocable de saint Martin-de-Tour.
En 1742 il y avait dans cette église une chapelle de Sainte-Marie-Madeleine
; en 1783, une autre chapelle dédiée à saint Luce avait
été récemment fondé
Il y avait eu au Sauze un petit prieuré qui
fut confondu avec la cure au XVIIe ; le prieur prenait le titre de seigneur
du Sauze à cause de quelques droits seigneuriaux qu'il y percevait.
Le prieur-curé et l'abbé de Boscodon, auquel succéda
le chapitre en 1769, étaient décimateurs par moitié.
Le curé était nommé par l'archevêque.
Les habitants du Sauze avaient le rare privilège de ne payer aucune taille et d'être exempts du service de la milice ; ils étaient astreints seulement à la capitation et aux vingtièmes. Jusqu'en 1447 ils dépendaient du parlement de Provence, ils furent alors annexés au Dauphiné sur la demande de l'archevêque d'Embrun. Au point de vue judiciaire ils relevaient des juges des château épiscopaux.
La seigneurie se partageait entre l'archevêque seigneur majeur, le prieur-curé et un seigneur particulier qui ne possédait qu'une faible part.
- 1155, donation du Sauze à l'archevêque d'Embrun
par le comte de Forcalquier.
- 1287, le Sauze est érigé en mandement particulier.
- 1447, il est uni au Dauphiné
SAUZE (Robert du), prêtre, doyen du chapitre de Gap (1476-1525), prévôt de celui d'Embrun (1506-1507), seigneur du Sauze, laissa une grande réputation de charité et fit plusieurs fondations pieuses.