
TABLEAU HISTORIQUE DES HAUTES-ALPES
MANDEMENT DE VEYNES.
VEYNES
État ecclésial :
Il existait trois paroisses dans cette communauté, celles de Veynes, de Saint-Marcellin et de Châteauvieux :
Veynes:
Vers 1090, Isoard, évêque de Gap, donne à Cluny l'église de Notre-Dame de Veynes. Depuis le XII. siècle la paroisse de Veynes est connue sous le vocable de saint Sauveur ou de la Transfiguration. En 1787, on y créa un succursaliste pour le hameau de Glaise. Vers 1280, Falcon de Cugno, seigneur de Veynes, fonda dans cette église une chapelle de Sainte-Lucie. Outre cette chapelle, il existait, en 1516, celles de Sainte-Catherine, de Saint-Georges, de Tous-les-Saints, de Notre-Dame de Pitié, de Saint-Pierre et de Sainte-Croix, plus huit autres dont le titre n'est pas connu. En 1616, les trois châteaux des principaux seigneurs de Veynes avaient chacun une chapelle. En 1633, une chapelle de Notre-Dame des Miracles avait été fondée aux abords du bourg. En 1708, il ne subsistait plus que cette dernière avec celle de Sainte Lucie, de Tous-les-Saints, de Saint-Sauveur et de Notre-Dame de Pinasses.
Dés 1173, un prieuré, dépendant des moines augustins de Chardavon, existait à Veynes sous le titre de Saint-Sauveur; donné plus tard à l'ordre de Saint-Antoine, Il
fut confirmé le 13 novembre 1312 par l'évêque et le chapitre de Gap au commandeur de Saint Antoine de Veynes. Ce commandeur était également collateur de la cure.
Saint-Marcellin :
En 1150, cette paroisse existait déjà sous le vocable de saint Marcel ou Marcellin. En 1516, elle possédait quelques chapelles dont le titre n'est pas connu. Au XIVe. siècle, le commandeur de Saint-Antoine de Veynes était collateur de cette cure et décimateur de cette paroisse, mais, au XVIIe, ces privilèges appartenaient aux dames religieuses de Sainte-Claire de Sisteron auxquelles ils avaient été cédée, j'ignore dans quelles conditions et à quelle époque. Sainte-Claire ayant été supprimée vers 1740, l'évêque de Gap hérita de ces prérogatives.
Châteauvieux-sur-Veynes :
Cette paroisse était placée sous le vocable de saint Jean L'évangéliste. Dés 1312, le commandeur de Saint-Antoine de Veynes en avait le juspatronat. L'église paroissiale ayant été démolie pendant les guerres de religion, le curé résidait encore à Veynes en 1664. En 1708, le culte était rétabli à Châteauvieux et une chapelle de Saint-Antoine y avait été fondée.
Le commandeur de Saint-Antoine de Veynes partageait avec les dames de Sainte-Claire de Sisteron les dîmes de ces trois paroisses; après la suppression de l'ordre des Antonins, ces droits passèrent à celui de Saint-Jean de Jérusalem. Ces paroisses dépendaient de l'archiprêtré du Gapençais.
Ordres hospitaliers :
L'ordre de Saint-Antoine en Viennois avait à Veynes une commanderie; le 13 novembre 1312 l'évêque et le chapitre de Gap lui donnèrent le prieuré de Saint-Sauveur, le juspatronat des trois paroisses et les dîmes qui en dépendaient. Une possession de la commanderie porte encore le nom de Clastre (Claustrum)
L'ordre du Temple avait eu, très certainement, des propriétés à Veynes, dont un quartier se nomme encore le Temple ces biens de l'ordre du Temple furent dévolus vraisemblablement à celui de Saint-Jean de Jérusalem et de ce dernier tombèrent dans les mains des Antonins avec lesquels l'ordre de Saint- Jean fit, le 16 mai 1311, un très important acte d'échange. La commanderie de Veynes revint à l'ordre de Saint-Jean après la suppression de celui de Saint-Antoine (1778).
Hôpitaux:
En 1377, il y avait à peu de distance du bourg de Veynes un hôpital sous le titre de Sainte-Marie-Madeleine. La Madeleine de Veynes existait encore au siècle dernier. Une maladrerie avait été fondée également dans cette communauté, avant 1389
Protestants:
Le culte protestant fut autorisé à Veynes le 22 février 1572; à partir de 1593, cette église eut une existence non interrompue jusqu'au 19 mai 1685 époque ou un arrêt du conseil du roi ordonna la démolition du temple.
Voici la liste des pasteurs de Veynes:- Michel de Mercure, 1593
Jacques Barbier, 1596
Félix de Vignaulx, 1598
Bertrand Faugier, 1600-1607
Jean Moze, 1698-1611
Martin Faubert, 1612-1619
Gaspard Vidil, 1619-1622
Isaïe Mathieu, 1626
Salomon Faure, 1630
Hugues Rollin, 1637-1659
Pierre Demaffé, 1660
Charles Boustier, 1670.
Adminitration et Justice:
Veynes nommé à l'époque romaine Davianum était une station de la voie de Briançon à Die.
Les coseigneurs de Veynes avaient le droit de haute et basse justice; les trois seigneurs majeurs l'exerçaient deux ans chacun à Veynes et les autres coseigneurs une septième année à Gap.
Les jugements de leurs magistrats pouvaient être déférés en appel au vibailli de Gap. Par privilège delphinal concédé le 2l mai1253, la justice delphinale devait être gratuite pour les seigneurs de Veynes. Il est douteux que ce privilège ait été maintenu au XVIIe. siècle.
Veynes était le siège d'un tribunal seigneurial assez important auquel ressortissaient la plupart des terres du voisinage, d'une châtellenie et d'une mistralie delphinales. Il dépendait de l'élection et de la subdélégation de Gap.
État féodal :
La seigneurie de Veynes est, de toutes les Hautes-Alpes, celle dont l'histoire est la plus difficile à faire; ce n'est pas faute de documents, car ils abondent, mais au contraire à cause de la multitude extraordinaire de seigneurs qui ont possédé cette terre à la fois, et successivement. Il y eut, très certainement, au commencement du moyen âge, une seule seigneurie majeure à Veynes et un certain nombre de seigneuries inférieures vassales de la précédente, comme dans la Val-d'Oze et les autres terres voisines. Au XIIe., cette seigneurie majeure était divisée en deux parts, en trois au XIVe., au XVIIe. siècle elle formait quatre parts.
Boson de Veynes, 1435
Guillaume, Amédée et Pons, 1150
Giraud, 1155
Richard et Pierre, 1178-1188
Falcon qui teste en 1239
Falcon et Richard, 1240
Guigues, Rostaing, Lantelme, Pierre, Boniface, Raymond, Richard et Guigues, 1253-1273
Guillaume, Arnoul, Artaud, Jordan, Henri, Garnier, Aynard, Albert et Falcon, fils de Guigues, 1273-1339
Raymond et Jacomin, son neveu, 1346
Raymond. Guigues, Antoine, Rolland, Pierre et Jacomin, 1350
Forestier, 1376
Guillaume, 1399-1423
Jean et Isnard, 1423-1447
Guillaume, 1474
Jean et Antoine, 1513
Claude, 1582
Jean, 1600
Jean et Abel, 1638
Pierre-Louis, 1664-1671
Claude, 1695-1704
Louis, 1720
François, 1750
Charles de Revillasc achète de ce dernier, 1750-1765
Jacques, son fils, 1770
Joseph-Pierre 1789; Elle fut détachée de la précédente par une vente que fit Falcon de Veynes au Dauphin, de sa part, en 1317. Aymar de Poitiers l'acquit de ce prince le 20 janvier 1345, avec deux parts qui lui appartenaient antérieurement à cette date comme paiement de 6,000 livres tournois, qui lui étaient dues pour la restitution de la dot de Béatrix de Baux, femme de Guy, dauphin ; elle rapportait 700 florins.
Louis, son fils, 1366-1419
Louis, cousin du précédent, 1419-1427
Charles, 1427-1454
Aymar, son fils, vend cette seigneurie à Louis de Beaumont en 1499, qui la même année la revend à Monnet Rolland, 1499-1510
Antoine, 1540
François, son cousin, 1564
Pierre-Lantelme, 1605-1650
Jean-Joseph, 1892-1724
Charles de Revillasc l'acquiert et l'unit à la coseigneurie précédente;Boson de la Villette, 1127
Boson, 1258
Guillaume, Ancelme, Richaud et Albert, 1296-1325
Jacques, dit Bonami, Humbert, Pierre, Henri et Boson, 1333-1365
Raymond, 1386-1397
Jacques,1407-1450
Jean, 1458
Antoine, François et Guillaume, 1467-1520
Gaspard, fils d'Antoine, 1545-1570
Daniel,1570-1587
Aubert, 1615-1642
Pompée et Charles-Emmanuel : le premier vend sa part à Jacques Baile d'Aspremont pour 11,500 livres, le 8 août 1645
Alexandre de Toulouse-Lautrec l'acquiert,1677-1602
Jean, son fils,1608
Joseph-François qui vend, vers 1721, sa part à Baptiste-Laurent Neveur d'Aiguebelle
Pierre-Victoire Neveur d'Aiguebelle, 1789; Issue de la précédente par la vente que Charles-Emmanuel de la Villette fit de la part à Gaspard Masseron de la Versanne en 1645
Jean, son fils, revend à Pierre Neveur d'Aiguebelle, 1689
Baptiste-Laurent, son fils, 1707-1721, l'unit à la précédente.
Il y avait donc en 1789 deux seigneurs majeurs.
Voici à leur ordre de date les noms d'une foule de coseigneurs intérieurs de Veynes:
Vitet et Jacques d'Aignelles, Pierre et Robert d'Escharène, Hugues de Furmeyer, Guignes de Haut-Villard, Réné de la Coeheria, Lantelme du Villard, Falcon de Rousset, Raymond et Januensis de Châteauneuf, Armand Lessasierge, Guy de Saint Marcellin, 1239
Falcon le Mecers, 1248
Boson et Richard d'Escharène, Guillaume et Robert, leurs neveux, Amédée, Albert, Guignes et Raymond de Châteauvieux, Falcon le Doux, Guillaume Arnulphi, Falcon de Cugno, Albert de Châtillon, Falcon de Rousset, Astabaica, 1253
Boson de Châtillon, Falcon de Châteauvieux, Jean et François Bontemps, Rolland et Guillaume Achard, Pierre Arnulphi, Artaud Jordan, Rostaing de Chime, François Jordannenc, Rolland Taparel, 1260
Guignes et Lantelme de Châteauvieux, Eudes d'Escharène, Albert Rostagnet, Guigues Saunier, François Artaud, Guignes et Artaud, 1270
Boson et Artaud de Charance, Falcon de Cugno, Abbon de Châtillon, Boson et Guillaume Robert, Falcon de Rousset, 1273
Eudes d'Escharène, Guillaume Eyraud, Arnoul de Montalin, Rostaing de Châteauvieux, Albert, Aimon, Arnoul et Pierre de Cugno, Pierre de Serre, Jean Colaud, fils de Rambaud, 1296
Pierre de Châteauvieux, Guillaume Arnulphi, Pierre de Saint, Paul, Arnaud Saunier, Albert et Arnaud de Châtillon, Guillaume Taparel, Hugues de Rousset, Artaud, Giraud, Royer, Henri, Arnaud, Raymond et Lagier de la Piarre, 1297
Artaud Jordannenc, Rolland Taparel, Boson de Châtillon, 1300
Jordanne de Châtillon, femme de Bodon Eudes, 1316
Eudes Raymond, Arnoul de Cugno, Guillaume, Arnaud et François Jordannenc, Raymond de Laborel, au nom de Marcelle, sa femme; Jean Ronchamp, Falcon de Châteauvieux, Guillaume Achard, Geoffroy de Forty, au nom d'Aynarde, sa femme, 1318
Guillaume, François et Artaud Jordannenc, Falcon de Châteauvieux, 1329
Guillaume Achard, Eudes Raymond, Rolland Taparel, 1334
Lantelme de Domène, Falcon de Châteauvieux, Guillaume Arnulphi, Boson de Châtillon, Rolland Achard, Artaud et François Jordannenc, Bernard Jaussaud, au nom de Baudonne, sa femme, 1337
Amédée Arnulphi, Guillaume Gruel, 1344-1346
Hugues de Chesiis, sieur de Beaudinar, vend à Raymond de Montauban, seigneur de Montmaur, une maison et quelques droits seigneuriaux pour 30 florins d'or en 1347
Falcon de Cugno, Bertrand, Guignes et Guillaume Jordannenc, Humbert Antoine, dit Taparel, Raymond Eudes, mari de Jordanne de Châtillon, Albert et Jaquinet Lobassi, Antoine Achard, 1350
Barrasse, veuve de Falcon Gautier, 1362
Pierre de Bénévent, mari d'Alix Jordannenc, Catherine et Philippe, ses belles-soeurs, 1363
Guillaume de Bénévent, 1368
Amédée Arnulphi, 1371
Raymond de Savines, 1380
Guigues Gruel, Guillaume Jordannenc, Jean Ferrus, 1381-1390
Aynard de Montauban vend au Dauphin sa seigneurie pour 30 florins d'or en 1387
Guillaume Lobassi et Ayette Jordannenc qui partage son héritage entre les familles Gruel et Vieux, 1391
Guignes Gruel, Jean Ferrus, Jean de Burgo-Malo, Humbert Taparel, 1397
Guillaume Auger, 1399
Jaquemet et Catherine Jordannenc, Jean Vieux, héritier de son oncle Guillaume Jordannenc, de la part de Falcon de Cugno, Jacques de Montorcier, Antoine et Jean Vieux, Rambaud Ferrus, Aynard de Montauban et Humbert Taparel, 1400
Antoine de la Piarre vend sa part à Antoine Vieux, Guillaume Lobassi, Jacques de Montorcier, mari de Montarcine Arnulphi, Jean et Antoine Vieux, Rambaud Ferrus, fils de Barthélemy, et Raymond de Savines, 1413
Briande Taparel, femme de Jacques de la Villette, Catherine, femme de Henri Raymond, 1426
Guillaume Lobassi, 1429
Jeoffroy Vieux, 1435
Dragonette, femme de Jean d'Urre, vend sa part à Jean de la Villette, 1442
Guigues, Jacquemet et Bertrand Jordannenc, 1450
Guiffrey, Gabriel, Antoine et Claude Vieux, 1458
André Ferrus achète la part de Raymbaud Ferrus pour 100 florins le 29 mai 1459
Claude Raymond, Jacques Vieux et André Sarrasin, 1487
Antoine Ferrus, neveu et héritier de Raymbaud Ferrus, vend sa part à François de la Villette, 1490
Raymond de Bonne, 1495
Jacinthe Raymond, nièce de Claude Raymond, en hérite, 1500
Bonnet de Bonne, seigneur du hameau d'Auriol, 1502
Parceval Blache achète les parts de Jacques de la Villette et d'Antoine Ferrus pour 800 florins et 40 écus d'or en 1504
Monnet Rolland vend sa part à Jean Griffon pour 140 écus d'or le 26 février 1510
Gabriel de Chambaud, mari de Jacinthe Raymond, vend sa part à Guélix Rambaud en 1525
Alix de Veynes, fille d'Antoine, femme de Baithazard de Malpinet, vend sa part à Gaspard du Villard pour 1,000 écus d'or le 27 août 1532
Balthazard de la Font, 1533
Gaspard Faure, héritier de Parceval Blache, 1534
Antoine de Beaumont vend sa part à Jean Flotte pour 1,400 écus d'or le 26 septembre 1535
Gaspard Faure et Guélix Rambaud, 1535
Claude Griffon, 1541
Antoine de Beaumont vend pour 50 écus d'or à Gaspard du Villard quelques droits seigneuriaux le 15 mai 1541
Bonnet de Bonne, 1545
Jean et François du Villard acquéreurs pour 30 écus d'or de la part d'Hugues Vieux, 1558
Antoine de la Font, 1562
Antoine de Beaumont vend à Jean de la Villette pour 4,400 livres une portion de la coseigneurie majeure le 31 mai 1564
Gaspard Faure, 1565
Jean et François du Villard, 1567
Antoine Faure, 1570
Claude Sauret vend sa part à Jean de la Villette pour 200 écus d'or le 5 octobre 1571
Jacques Rambaud, 1576
Antoine Faure, 1580
Antoine Griffon, 1581
Louis Faure, 1584
Jean et Gaspard de Bonne, 1589
Marguerite de la Villette, femme de Gabriel de la Poype, succède à la part de Montorcier, 1594
Marguerite de Bonne, fille de Gaspard, épouse de Charles Martin de Champoléon, 1605
Gaspard de la Piarre achète la part de Marguerite de la Villette, 1617
Pierre du Villard, 1621
Lucrèce de Bonne, fille de Jean, épouse de Jacques de Revillasc, et lui porte la seigneurie d'Auriol, 1629
François de Revillasc, fils de Guy, 1630
Bernard de Toulouse-Lautrec, 1632
Claude Griffon achète une part de la Villette, 1637
Melchior de la Poype et Alexandre de Vallin vendent leurs parts pour 12,000 livres à Jacques de Revillasc et Gaspard Masseron de la Versanne le 17 mars 1646
Charles et Barthélemy Griffon, 1649
Gaspard de la Piarre, qui vend à François de Rolland de Reillannette, et Raymond Masseron, 1650
François de Revillasc qui teste en 1663
Pierre du Clot du Serre achète une part de Pierre de Veynes, 1664
Pierre Martin de Champoléon, 1671
Charles et Barthélemy Griffon, 1673
Alexandre de Toulouse-Lautrec, 1677
Pierre du Clot du Serre, 1678
André Martin de Champoléon, 1683
Isabelle de Montauban hérite de son mari, Pierre du Clot du Serre 1684
Charles Griffon, Jean-Louis de Revillasc, 1685
Alexandre de Toulouse-Lautrec, Gaspard Masseron, 1692
Charles de Revillasc-Auriol; Lucrèce, sa fille, épouse Joseph de Revillasc-Aspres; François de Revillasc-Veynes teste en faveur de Joseph, son fils, 1693
Jean de Toulouse-Lautrec, 1698
Henri de Montauban, héritier d'Isabelle de Montauban, vend à Alexandre de Revillasc-Colonne, 1704
Étienne Griffon, 1705
Charlas-Arnoul Martin de Champoléon et Charles Griffon, 1711
Jacques Masseron, 1714
Jean-François de Toulouse-Lautrec vend une part à N. Bucelle; Oronce Mathieu achète la part de Champoléon, 1721
Joseph de Revillasc, 1730
Laurent Mathieu, fils d'Oronce, et François de Revillasc, 1733
Jean- Jacques Anglés achète la part de Griffon, et Charles de Revillasc celle de Bucelle, 1743
Charles de Revillasc-Auriol 1748. En 1775 la terre de Veynes était divisée en huit parts possédées par les familles suivantes:
Revillasc-Aspres et Neveur d'Aiguebelle, seigneurs majeurs, Revillasc-Colonne, Revillasc-Auriol, Anglès, la Villette, Veynes et Mathieu, seigneurs inférieurs.
Industrie et Commerce:
Au XIVe siècle il y avait à Veynes une colonie assez nombreuse de juifs pratiquant le commerce. Le 31 janvier 1338, les Lombards reçurent du dauphin la liberté d'y commercer moyennant 120 florins par an.
1584, 4 novembre, établissement à Veynes de trois foires et d'un marché hebdomadaire.
Histoire:
1253, 21 mai, hommage et transaction par les seigneurs de Veynes avec le dauphin Guigues VII, alors présent à Veynes, qui leur confirme leurs privilèges.
1296, 17 novembre, charte de transaction entre les coseigneurs et les citoyens de Veynes, par laquelle plusieurs privilèges sont concédés à ces derniers.
1345, septembre, Humbert II et sa suite, en route pour la croisade, séjournent à Veynes.
1348, mai, massacre d'une centaine de juifs de Veynes accusés de répandre la peste.
1369, Veynes est pris et brûlé par l'armée de la comtesse de Provence. Les murailles sont reconstruites à la suite de cet événement
1581, 12 juillet, une importante assemblée de protestants a lieu à Veynes pour décider si on doit se soumettre au duc de Mayenne.
1629, 3 mai, Louis XIII, accompagné de Richelieu, passe à Veynes.
1692, août, Veynes est incendié par les coureurs de l'armée du duc de Savoie.
Monnaies:
Il y eut à Veynes un atelier delphinal pour la fabrication des monnaies de l'année 1327 à l'année 1329 pour le moins. Aucun signe particulier ne permet de reconnaître ce monnayage.
Armoiries
Du bourg: de... à un porte ville à trois tours, celle du milieu plus élevée que les autres est surmontée d'un dauphin.
De la commanderie de Saint-Antoine : d'argent à un saint Antoine au naturel, vêtu de sable, tenant un bâton en tau de gueules et une clochette d'or; à ses pieds un porc de sable; le tout dans une bordure de gueules.
Biographie:
BONN (Jean DE), coseigneur de Veynes, baron de Vitrolles et d'Oze, fils de Jean de Bonne et de Jeanne de Theys; il fut colonel sous les ordres de Lesdiguières et gouverneur d'Embrun de 1615 a 1626