Le Livre de notre Famille


Patrick Cheylan


Jean Cheylan
(Mon grand-père)

Né à Lyon dans le deuxième arrondissement, à l'hôpital de la Charité, le 17 février 1846, de Jean Joseph Florimond Cheylan et de Jeanne Etienne Reverchon, d'origine Suisse.

En 1853, à la mort de son père il n'est âgé que de neuf ans, et deux ans plus tard, il perd sa mère. Orphelin il doit se débrouiller seul.

Par son passage dans plusieurs ateliers il apprend le métier de maréchal ferrant.

Après la guerre de 1870, à laquelle il participa sans doute, il était âgé de vingt-quatre ans, il épouse Marie Henriette Philomène Moulin. De ce mariage rien ne nous est parvenu, si ce n'est la date du décès de l'épouse le 2 février 1897.

En 1899, Jean Cheylan vit avec une Jeune Veuve dans la banlieue de Lyon, 65 chemin Saint Antoine à Villeurbanne, ils se sont rencontrés sur le lieu de leur travail, les Établissements Debone, une laverie industrielle, de la rue du Bourbonnais dans le quartier de Vaise à Lyon, où Jean est cocher et assure livraisons et ramassages.

Cette jeune veuve, qui deviendra ma grand-mère, a été mariée à Joseph Latier, décédé à Paris le 27 mai 1897.

Elle est née le 28 août 1869, à Lyon, deuxième arrondissement, et se nomme Marguerite Pel, fille de Claude François Pel, boulanger et de Marie Pierrette Charvin, couturière, qui décéda le 1er janvier 1876, alors que Marguerite n'avait que sept ans, son père était âgé de trente-huit ans. né le 21 janvier 1838.

Après la mort de son épouse, Claude François, avec ses deux enfants ( Marguerite avait un frère ) vont vivre à Marseille, où il est employé comme docker.

Le 6 avril 1899, Jean Cheylan, âgé de cinquante-trois ans, épouse Marguerite Pel, âgée de trente ans, à la mairie de Villeurbanne.

De leur liaison avant le mariage était né un enfant, un garçon Claude, le 7 juin 1898, au deuxième arrondissement de Lyon, sous le nom de Pel, puisque fils naturel de Marguerite Pel.

Ce premier enfant Claude Pel, fut légitimé le jour du mariage sous les nom et prénom de Claude Cheylan. (Ce sera mon parrain.)

Peu après leur mariage le ménage s'installe dans les bâtiments d'une ancienne ferme, Avenue Piaton, près de la place Rivière, où s'installait le marché aux puces jusque vers les années 1960.

Jean Cheylan, avait acheté cheval et fiacre, il s'installe à son compte, et avec son taxi-hippomobile il fait des courses dans Lyon et la banlieue.

Dans ce début de XXe siècle, c'est aussi le début des taxis-automobiles.

Bientôt Jean se voit obligé de revendre à perte cheval et fiacre, endetté, il accepte un travail de maréchal-ferrant, à l'autre bout de la ville de Lyon, à Vaise au pied de la côte de Champagne, chez un transporteur équipé de nombreux camions hippomobiles.

Il se lève très tôt le lundi matin et ne rentrera que très tard le samedi, mangeant sur le pouce, et dormant dans la paille d'un coin d'écurie.

C'est à cette époque que le dimanche, son seul jour de repos, avant le jour, il quitte la maison avec sur l'épaule sa caisse d'outils et des clous à ferrer, pour se rendre sur la route de Crémieu, sur le passage des maraîchers qui tôt le matin du dimanche, viennent vendre leurs productions sur les marchés lyonnais. Il trouvait toujours quelques chevaux dont un fer se serait complètement détaché sans son intervention.


III