Le Livre de notre Famille


Patrick Cheylan

Les quelques sous que Jean rapportait au foyer le dimanche en fin de matinée n'étaient pas superflus avec une femme et cinq gosses à nourrir.

Les cinq enfants sont tous nés à Lyon, deuxième arrondissement, très certainement à l'hôpital de la Charité:

Claude, né le 7 juin 1898, légitimé par le mariage de ses parents, décédé le 16 août 1967, à Antibes. Marié le 16 février 1929, avec Suzanne Cecile Francois, ils eurent deux enfants : Jacques et Marie tous deux décédés. Claude fit carrière dans l'armée, puis ouvrit un garage à Antibes.

Jean, (l'oncle Jean Loup) né le 14 novembre 1899, décédé le 7 août 1987, à l'hôpital de Lons-le-Saunier, enseveli au cimetière de Laperouse, Baume les messieurs, Jura, hameau où il a vécu ses vingt dernières années. Marié le 21 mars 1931, avec Eugénie Françoise Tostin, il eut un enfant Georges, né en 1927, marié avec Marguerite Hugonard. Jean est veuf en 1937, remarié le 5 février 1944, avec Jeanne Abraham, veuve Ajoux, mère de trois enfants : Lucienne, Jean, et Claudette. Jean après de nombreux emplois fut grutier à la Cie générale du Rhône, au port de Vaise, puis forain en mercerie.

Georges Marcel, né le 22 janvier 1902, décédé très jeune,

Henri Claudius, né le 4 avril 1904, mon père, qui suit.

Georgette Louise, née le 13 décembre 1906, décédée le 24 octobre 1986, ensevelie à Lons-le-Saunier. Mariée le 24 octobre 1924, avec Jules Aimé Joseph Buttin, ils eurent   Jeanine, épouse de Jean Ajoux. Remariée le 12 septembre 1931, avec André Benoit Lacroix. Remariée le 25 septembre 1948, avec Auguste Jean Lesnard, c'est la tante Louise,

Vers 1910, la famille Cheylan se rapproche du lieu de travail du père, et s'installe à Saint Rambert l'Île Barbe, sur le confins de la commune, côté de Lyon.

Dans un appartement loué au rez-de-chaussée, tout près de la voie ferrée Lyon/Macon, dans le fond d'une grande cour entourée de maisons basses « la cour des miracles », au n° 15 du chemin des vaques. Aujourd'hui le n° 2 de la rue Ferdinand Buisson.

Claude l'aîné quitte l'école, il a réussi son certificat d'études. Jean, Henri, et Louise fréquentent l'école publique de la rue de la Sparterie.

A la sortie d'onze heures, la mère Cheylan apporte un panier avec deux repas.



IV