
-La paroisse d’Avançon est sous le vocable de Saint-Gervais. En 1516 il n’y avait dans cette église aucune chapelle payant décime ; en 1742 on y avait fondé les chapelles de Sainte-Marie , Saint-Antoine et Saint-Gervais. Le clergé paroissial se composait, en 1783, d’un cure et d’un vicaire, créé, il y avait peu d’années grâce aux libéralités des habitants d’Avançon. La cure était à la collation de l’archevêque; le curé prenait le titre de prieur-curé; l’archevêque percevait les dîmes avec le prieur-curé et l’abbé de Boscodon.
- Dès 1146 l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem
possédait des biens à Avançon, entre autre la chapelle
de Saint-Pierre (maintenant commune de Théus).
Ces biens dépendaient directement de l’église du Saint-Sépulcre
de Jérusalem. Un hôpital établi au pont d’Avançon
et dédié à saint Grégoire avait appartenu
au même ordre jusqu’en 1424; le 11 mars de cette année le
commandeur de Gap céda cette maison, avec d’autres propriétés,
à l’ordre de Saint-Antoine-en-Viennois. Jusqu’en 1582 au moins cet
hôpital appartint aux Antonins; il dépendait de la commanderie
de Bannes ( Voyez Aubessagne ). En 1560 l’ordre de Saint-Jean possédait
encore quelques revenus à Avançon, dont le commandeur de
Gap fit hommage au Dauphin le 27 juillet.
- Le Dauphin avait cédé le 4 avril 1306
tout son droit de justice à Avançon; cette juridiction
s’exerçait au XVIIe siècle à Embrun, avec appel
au vibailliage. Avançon et Saint-Étienne-d’Avançon
n’avaient constitué, au moyen-âge, qu’une seule communauté.
-Le mandement d’Avançon est qualifié, de temps immémorial, de baronnie.
- Dans cette seigneurie était la maison forte de la Bâtie-Saint-Roman.
Moins d’un siècle plus tard, elle avait été acquise par les seigneurs d’Avançon, auxquels elle appartint jusqu’à la Révolution.
- 1515, 20 mars, permission concédée
à Bonin Diano, de Verceil, de tirer l’or et l’argent des mines d’Avançon.
- 1526, 25 janvier, même concession à Durand Allard.
- 1573, les protestants s’emparent d’Avançon.
- 1587, 20 octobre, le colonel de Ramefort attaque le capitaine de
Poligny à Avançon; Lesdiguières vient au secours
de ce dernier, le dégage et tue trente hommes aux catholiques.
- ARTAUD (Raybaud), abbé de Boscodon de 1300 à
1307. Les chartes le nomment Raybaud Artaud, d’Avançon , du lieu
de sa naissance.
- SAINT-MARCEL-D’AVANÇON (François DE),
fils de Georges, conseiller au parlement, et de Suzanne de Morges; il
embrassa l’état ecclésiastique, fut prévôt
du chapitre de Saint-André de Grenoble, conseiller clerc au parlement,
évêque de Grenoble (1561-1575). Il mourut le 5 janvier 1575.
- SAINT-MARCEL-D’AVANÇON (jean DE) , frère du précédent,
obtint la faveur de Henri II qui, de simple conseiller au parlement de
Grenoble, le créa successivement maître des requêtes,
garde des sceaux, surintendant de ses finances, ambassadeur auprès
du Pape (1555). Il mourut vers 1560.
-SAINT-MARCEL-D’AVANÇON (Guillaume DE), fils du précédent
et de Philippine Allemand, né en 1535, mort en 1600; il embrassa
la carrière ecclésiastique, fut camérier du Pape,
théologien au concile de Trente, abbé de Long-Pont, archevêque
d’Embrun (1561-1600). Chef du parti ligueur en Dauphiné, il fut
le constant adversaire de Lesdiguières, qui le chassa de sa ville
épiscopale en 1585 et du Dauphiné en 1590. Il rentra à
Embrun en 1599.
-SAINT-MARCEL-D’AVANÇON, (Lantelme DE), fut évêque
de Grasse de 1287 à 1298; son nom de famille n’a pas été
connu par les auteurs du Gallia.
- Cette famille de Saint-Marcel faisait partie, au commencement du
XIIIe siècle, de la bourgeoisie gapençaise ; elle a donné
deux prévôts au chapitre d’Embrun , nommés tous deux
Hugues, en 1517 et 1548-1564.